Derrière ce subtil jeu de mots se cache une histoire hors du commun. Jézabel est une jeune femme qui ne connaît aucune limite. Artiste peintre, c’est sur ses toiles qu’elle exprime ses plus grandes névroses et son profond mal-être. La provocation est pour elle le meilleur moyen de revendiquer haut et fort son désir de transgression. Alors quand elle rencontre le jeune prêtre David, cette croqueuse d’hommes y voit là le défi ultime. A moins qu’elle ne se brûle les ailes à force de jouer avec le feu ?

Pour ce rôle, Mylène Jampanoï explore la psychologie féminine au maximum et creuse les failles de son personnage avec une extrême aisance. Elle réussit à mettre le spectateur mal à l’aise, preuve que son jeu est impeccable. Et si l’histoire peut paraître alambiquée au début du fillm, on est vite pris par le suspense de son jeu de séducation. Face à elle, Marc Ruchmann est très convaincant en homme d’église prêt à tout pour sauver les âmes perdues, aussi « viciées » soient elles. Le duo – notamment grâce au jeune âge du père – dépoussière l’image de l’église catholique et la présente sous un jour très favorable. Avec ce drame, Natalie Saracco signe un premier long-métrage dans la même veine que ses trois précédents courts-métrages : il reprend des thèmes qui lui sont chers comme la complexité de l’être humain et la quête du sens de la vie. Mais on trouve également dans La mante religieuse des sujets qui font débat, liés aux interdits de la religion catholique.

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